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 I think it's too hard for me | Matt & Ana

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Me mysel and I• Avatar : Barbyrounette Palvin
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MessageSujet: I think it's too hard for me | Matt & Ana   Mer 13 Sep - 22:25



Matthew & Analeigh

« I think it's too hard for me »
Ana, ce soir fais toi belle, on va au ciné !
Grand prince, ce soir, mon bourreau me propose un ciné...Enfin, me propose...m'impose serait sans doute plus approprié étant donné que j'ai appris au fil des mois que toute résistance de ma part à quoi que ce soit, était totalement veine et potentiellement source de douleur. Cela faisait bien longtemps que je n'avais plus voix au chapitre et quand Keep était à la maison et que j'en profitais pour essayer de me faire entendre, profitant de la protection de mon grand frère, Dustin me le faisait payer à peine la valise de Keep passée sur le palier de la porte. Alors, docile comme à mon habitude, j'esquisse un sourire et m'exécute sans me faire prier. Il est vrai qu'il y avait pire que se préparer pour aller voir un film, mais je savais tout ce qu'il y aurait certainement autour de ce simple film, et cette perspective ne me réjouissait pas vraiment...fuir les regards des hommes dans la rue afin de ne pas le rendre jaloux, acquiescer systématiquement à tout ce qui sortira de sa bouche afin de ne pas le mettre en colère, anticiper les moindres de ses désirs pour éviter la contrariété...tout cela allait être follement amusant. Et puis je sais bien pourquoi il choisit une salle obscure pour ce rendez-vous improvisé : au moins là-bas, personne ne pourrait me regarder ! Je me rends donc dans mon immense dressing dans lequel je retrouve ma garde robe variée et colorée, mais duquel je tire toujours les mêmes vêtement : un jean et une chemise blanche ample et longue, que je portais avant une ceinture pour marquer ma taille, mais pourquoi vouloir montrer ma silhouette féminine ? Je suis fiancée maintenant, ce n'est plus nécessaire ! L'avantage en étant étudiante en arts, c'est que tout le monde pensait que je me donnais un style et ces vêtements passaient inaperçus. Je regarde à regret mes robes, mes jupes et mes petits tops féminins, réalisant qu'à ce rythme, je devrais bientôt les jeter à la poubelle, sachant pertinemment que Dustin ne me laisserait plus jamais les porter, mais je ne peux m'y résoudre : tant qu'ils étaient encore là, j'avais encore de l'espoir. Le jour où il exigerait de moi que je les jette, serait le début de la fin.

Quoi qu'il en soit, je me rend dans la salle de bain pour m'habiller - oui, je ne supporte plus qu'il pose le regard sur moi dans ce genre de moment - où je décide de me préparer. Contrairement à la plupart de mes congénères féminine du même âge, cette étape ne prend bien sûr pas beaucoup de temps : cheveux attachés en une queue de cheval et pas de maquillage, au risque de me faire traiter de tous les noms une fois que mon cher et tendre aura un coup dans le nez. Pour lui, le maquillage est fait pour attirer les hommes, et je cite "tu as déjà l'homme de tes rêves pas vrai ? Alors inutile d'en porter : tu es parfaite pour moi". Une fois de plus, je regarde tous mes produits à regret, repensant à ce temps que je passais avant à me pomponner et au plaisir que cela me procurait...je donnerais tout pour ressentir un tel plaisir à l'heure actuelle. La seule chose qui m'est autorisée et implicitement imposée, c'est de prendre du fond de teint afin de camoufler les bleus potentiellement visible sur mon visage, mon cou, ou mes bras. J'examine donc avec attention ces parties de mon corps, à la recherche de marques violacées que "l'homme de ma vie" aurait pu y laisser. Mon  cou et mon épaule droite sont marquées et j'y applique un peu de produit en faisant bien attention à ne pas tâcher mon chemisier. Je remarque également que mes poignets ont encore les traces des mains imposantes de Dustin...mon chemisier devrait suffire pour celles-ci. Je le remet donc bien en place afin qu'il camoufle mes poignets minuscules, avant d'en soulever le bas, poussée par la curiosité.

Cela faisait des semaines que je n'osais pas y regarder, de peur de découvrir que l'énorme bleu que j'y avais, avait empiré. Je ne voulais pas retourner à l'hopital...je ne voulais pas risquer de le revoir. Ce n'était pas une bonne chose. Mais ce soir, je prends mon courage à deux mains et lève mon vêtement. A ma grande surprise, l’hématome est bien moins important que je le pensais. La douleur est encore un peu présente, mais j'ai appris à vivre avec. Un léger sourire s'affiche sur mon visage, avant de remettre mon vêtement en place, comme si de rien n'était. Je me regarde une dernière fois dans le miroir, cherchant à comprendre comment j'en était arrivée là, avant que la voix de Dustin ne me rappelle que nous étions en retard. Je me précipite donc en dehors de la salle de bain, enfile une paire de ballerine noire, avant que Dustin ne passe sa veste grise informe sur mes épaules, geste qui se veut soit disant affectueux, mais que j'interprète comme une énième volonté de sa part de marquer son territoire. Je me force à sourire et à le remercier pour son attention, avant de me mettre en marche vers le cinéma, son bras fermement accroché à mes épaules...c'est qu'il ne faudrait pas que je puisse respirer non plus !

Une vingtaine de minutes plus tard, nous voilà installés dans la salle de cinéma, prêt à regarder une projection d'un vieux film en noir et blanc, dont j'ignore le nom...de toute façon, je n'en ai que faire. Dustin parle, encore et encore, et je n'écoute plus depuis bien longtemps, ponctuant simplement ses phrases de "ah oui ? " et de "c'est vrai ?" quand je sens qu'il attend une réaction, avant de me replonger dans mes pensées. La salle est presque vide - C'est sans doute pour cela qu'il à choisit ce petit film que personne ne veut voir - et c'est le bruit de la porte qui attire mon attention. Aller savoir pourquoi, je tourne la tête, prenant alors le risque de mettre Dustin en colère, et croise à ma grande surprise, le regard de Matthew, mon infirmier...oui mon infirmier...rien d'autre. Alors pourquoi mon cœur rate un battement en croisant ce regard d'un bleu déroutant ? Je déglutis avec peine avant de fuir son regard et de regarder devant moi avec obstination, figée, tandis que l'objet de ma confusion prend place un peu plus loin dans la salle. J'ignore s'il ma vu et je prie intérieurement pour que ça ne soit pas le cas. Il sait. Il sait ce qu'il se passe...il m'a poussé à m'ouvrir à lui, à lui parler de ce qui m'arrivait, avant de me dire de rentrer chez moi. Alors oui, il saurait non sans peine qui est cet homme à côté de moi. Je sens mon cœur cogner de toutes ses forces dans ma poitrine et ma respiration s'accélérer un peu, pile au moment où les lumières de la salle s'éteignent. L'attention de Dustin se porte donc sur l'écran, ne remarquant alors plus mon état. J'essaie de me tranquilliser, mais rien à faire. Je ne tiens plus en place. Je m'avance donc vers Dustin a qui je murmure " je vais aux toilettes, je reviens ". Une fois que j'ai son accord - oui, je dois avec son accord même pour ça - je me lève avec hâte et quitte la salle où je me sentais si oppressée. Une fois dans le hall, j'ouvre un bouton de ma chemise pour glisser ma main sur le haut de mon torse, espérant que cela m'aiderait à m'apaiser et respire un peu plus fort que je ne pouvais le faire dans la salle, pour me détendre. J'attrape l'élastique de mes cheveux et le retire avec rage...j'ai vraiment horreur de ces machins ! Je n'ai jamais aimé attaché mes cheveux de toute façon !

Alors que mon état semble s'arranger, je retrouve une respiration un peu moins saccadée et commence à me sentir un peu mieux, quand une voix que je reconnais immédiatement retentit derrière moi
« Bonsoir... ». Je me fige de nouveau, appréhendant de croiser de nouveau son regard. Mais je ne peux malheureusement pas m'enfuir ou lui tourner le dos indéfiniment. Je fais donc volte-face, oubliant de refermer le bouton de mon col qui dissimulait jusque là mes bleus, esquisse un faible sourire courtois et répond, sur la défensive
« Mr Stone....Bonsoir... Oui, j'y tiens à ce monsieur Stone, surtout après la façon dont notre dernière rencontre s'est terminée. Il ne fait pas partie de ma vie, c'est lui qui l'a dit, alors je ne peux pas me permettre d'être trop familière...je ne supporterais pas d'être encore repoussée de cette façon, alors cette fois, je garde ma muraille.
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MessageSujet: Re: I think it's too hard for me | Matt & Ana   Mer 20 Sep - 22:44



Matthew & Analeigh

« I think it's too hard for me »
La ville de Melbourne avait eu l’excellente idée de passer un vieux film en noir et blanc dans le cinéma du coin, un film que je connaissais par cœur mais dont je ne me lassais pas. C’était le film fétiche de la famille Stone, celui que mes parents pouvaient voir et revoir sans jamais en avoir marre. A vrai dire, il nous ennuyait plus qu’autre chose, à l’époque. On adorait aller au cinéma et découvrir le septième art, mais revoir les mêmes scènes et les mêmes dialogues en boucle n’était pas ce qu’on préférait. Nos parents nous y obligeaient, et au final on passait toujours un agréable moment tous ensemble.

J’avais regardé le film plus d’une fois après la mort de la plus grande partie de ma famille, j’étais même capable de rejouer les scènes dans ma tête, mot pour mot. C’était pourtant la première fois qu’on le passait au cinéma, et je ne voulais pas manquer l’occasion, bien entendu. J’avais proposé à Billie de m’accompagner, mais celle-ci avait du mal avec tout ce qui lui rappelait le bon vieux temps, alors je m’y étais rendu seul.  

Le fait que Stephen soit apparu dans nos vies rendait les choses un peu plus simples. Evidemment, nos parents et notre petite sœur nous manquaient toujours terriblement, mais Stephen nous apportait beaucoup de réconfort. Le poids qu’on portait sur nos épaules s’était un peu allégé, et notre grand-frère nous permettait de reprendre notre vie en main. Surtout pour moi, en réalité, parce que Billie avait déjà fait des efforts de ce côté-là en se mettant avec Peter.

Je garai habilement ma voiture sur le parking du petit cinéma du coin, ce genre de cinémas qui ne passent pas les films qui viennent de sortir mais plutôt les vieux films que personne connaît. Tout en m’observant dans le rétroviseur, je passai ma main dans mes cheveux pour les remettre en place et sortis de la voiture. Il y avait très peu de monde, ce qui n’était pas bien étonnant. Ce film n’était pas un chef d’œuvre, c’était le moins qu’on puisse dire.

Je poussai la porte d’une des salles de cinéma – il n’y en avait que deux, et l’autre n’était pas occupée ce soir – et m’assis sur l’une des chaises peu confortables, plus ou moins dans le fond de la salle. La salle était effectivement presque vide, il n’y avait que quelques vieilles dames et un couple visiblement jeune que je voyais de profil.

Mon cœur manqua un battement lorsque mon regard se posa sur la jeune fille. Ses cheveux, ses joues, ces traits magnifiques mais tendus… ça ne pouvait qu’être elle. Analeigh Hodgkins. Un petit frisson de nervosité me parcourut l’échine. Si cette jeune fille était Analeigh, l’homme à côté d’elle ne pouvait être que son salaud de fiancé. Je secouai doucement la tête. Je ne pouvais pas penser de telles choses d’une personne que je ne connaissais pas. Mais tout de même… L’état dans lequel s’était trouvée Analeigh plus d’une fois me faisait peur pour elle.

Je ne l’avais plus revue depuis ce qui me semblait être une éternité. Elle était partie en colère, et elle avait raison. J’avais merdé, totalement merdé. Je l’avais quasiment mise à la porte alors que je l’avais obligée à s’ouvrir à moi juste avant, et je m’en voulais terriblement. Son visage avait hanté mon esprit tout ce temps, et le pire dans tout ça c’est que je n’avais eu aucun moyen de la recontacter. La seule chose qui m’était resté d’elle était une photo qu’elle avait malencontreusement oubliée au penthouse. Les lumières s’éteignirent et le générique du film que je connaissais si bien s’afficha à l’écran, mais je n’en avais que faire. Mon regard restait rivé sur Analeigh et sur cet homme qui me dégoûtait.

Puis elle se leva pour quitter la salle. Mon cœur se mit à battre un peu plus fort encore et j’eus un temps d’hésitation, avant de me lever à mon tour pour la suivre. Je lui devais des explications, des excuses. Des excuses surtout. Je sortis de la salle, abandonnant mon film à son sort. Analeigh s’était arrêtée dans le couloir, dos à moi, et je déglutis pour tenter de cacher ma nervosité.

« Bonsoir… » tentai-je d’une voix peu assurée mais très douce. Elle se retourna vivement et mon regard fût attiré par les bleus qui se dessinaient sur son cou. Sa situation ne s’était pas améliorée et c’était entièrement ma faute. Elle me salua à son tour. Monsieur Stone. C’était formel, poli, comme on s’adresserait à un inconnu. Est-ce que je n’étais réellement qu’un inconnu à ses yeux ? Je tentai un sourire, peu assuré lui aussi. « C’est étrange de se retrouver à l’occasion d’un film que personne n’a envie de voir » lui répondis-je de ma voix douce habituelle. C’était une phrase futile, peu intéressante, à laquelle il n’y avait pas vraiment de réponse. Je ne savais pas quoi lui dire d’autre, à vrai dire, je ne savais pas par ou commencer surtout. Je fis un pas vers elle, fourrant mes mains dans les poches arrière de mon jeans pour me donner une contenance. « Analeigh, je… » commençai-je, peinant à trouver les mots. « Je sais que mes mots ne changeront rien à ce qui s’est passé, mais… je suis infiniment désolé pour ce que j’ai pu dire et faire. Je n’aurais jamais dû te mettre à la porte, je l’ai regretté chaque seconde de ma vie après. » Je soupirai doucement en baissant les yeux. Elles étaient pitoyables, mes excuses. Totalement pitoyables. Pitoyable était le mot qui me définissait le mieux, après tout...  
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MessageSujet: Re: I think it's too hard for me | Matt & Ana   Mer 20 Sep - 22:52



Matthew & Analeigh

« I think it's too hard for me »
Debout dans le hall de ce cinéma, je retiens mon souffle quelques instants...sortir de cette salle n'avait définitivement pas été une de mes meilleurs idées. Je voulais disparaitre et l'éviter, littéralement. Je n'étais pas prête pour ça, pas prête à croiser son regard si déroutant et encore moins prête à entendre ce qu'il pourrait bien me dire. J'avais besoin de temps pour me préparer psychologiquement ou plutôt, pour me protéger. Je devais construire de nouveau cette muraille qu'il était parvenu à abattre partiellement, pour mon bien. Là, debout derrière moi, il représente une menace plus que jamais. Malgré tout, je prends mon courage à deux mains et lui fait face. Malgré ma colère et mon apparente froideur, je ne peux m'empêcher de remarquer que le temps n'a en rien altéré sa beauté...muraille Ana, muraille souvient toi.

Je remarque son regard qui se pose à la base de ma nuque et réalise avec effroi que mon chemisier laisser apercevoir mes dernières blessures en date, que je n'avais bien sur pas été faire soigner à l'hôpital. D'un geste un peu défensif, je porte le bout de mes doigts à mon col et le referme discrètement. Ce n'était plus à lui de se préoccuper de cela et ce...il en avait perdu le droit le jour où il m'avait mit à la porte de chez lui, sans raison apparente. Il me sourit. Je ne réagis pas, non pas par provocation ou pas désir de montrer ma colère, mais simplement parce que je suis déroutée par sa présence et par son attitude C’est étrange de se retrouver à l’occasion d’un film que personne n’a envie de voir

Sans que je ne m'en rende vraiment compte, mon sourcil droit s'élève un peu devant la banalité de cette entrée en matière. Il s'était approché de moi, bien plus que quiconque depuis ces derniers mois, m'avait laissé penser qu'il était totalement bienveillant à mon égard, avant de m'envoyer en pleine figure qu'il n'avait pas sa place dans ma vie et que je devrais certainement quitter son domicile...et c'était tout ce qu'il trouvait à dire ? Pour un homme au verbe si facile, il pouvait faire bien mieux. Cette fois, je ne réagis pas par choix...je ne vois pas vraiment quoi répondre à cela de toute façon. En effet, c'était étrange de se retrouver dans cette salle, pour voir ce film que je n'avais aucune envie de voir, choisi par mon fiancé, uniquement pour que personne ne puisse poser les yeux sur moi, mais ça, je ne pouvais pas le dire devant Matthew...je n'aborderais plus ce sujet avec lui, c'était une certitude.

Il fait un pas vers moi et j'ai de nouveau ce vieux réflexe, de faire un pas un arrière, signe de la distance qui s'était réinstallée entre nous. J'avais appris à m'habituer à une certaine proximité physique avec lui, proximité qui découlait en grande partie de la confiance que j'avais réussit à avoir en lui, mais là, les choses étaient bien différentes...il m'avait fait mal, il était donc une menace, d'où mon mouvement de recule.

Focalisée sur mon besoin de me protéger, je mets un certain temps à remarquer que son comportement est étrange, bien différent des fois précédentes. Certes, la situation est particulière, mais je parviens enfin à déceler une forme de gène en lui, chose que je n'ai pas été habituée à voir chez mon soignant. « Analeigh, je… ». Etrangement, entendre mon prénom sortir de sa bouche a quelque chose de familier et ce, en dépit des distances que je m'évertuais à maintenir entre lui et moi Je sais que mes mots ne changeront rien à ce qui s’est passé, mais… je suis infiniment désolé pour ce que j’ai pu dire et faire. Je déglutis avec peine, réalisant qu'il entrait directement dans le vif du sujet. De toute évidence, il n'avait pas l'intention de tourner autour du pot.Je n’aurais jamais dû te mettre à la porte, je l’ai regretté chaque seconde de ma vie après. Mon coeur rate un battement...littéralement. S'il y avait bien un chose que j'ai eu le temps de remarquer, détester puis apprécier chez lui, c'est sa franchise, ainsi que sa tendance à aller droit au but et ce, même si je n'ai absolument pas envie qu'il le fasse. Mais là, je dois bien admettre que cette tendance à ne pas passer par quatre chemin n'est pas pour me déplaire. Tandis que je triture nerveusement mes bras croisés sur ma poitrine, je cherche quoi répondre à cela, alors que je le dévisage. Tête basse, un soupire s'échappe de ses lèvres. Malgré la sincérité que je sens chez lui, une seule question me trotte dans la tête, question que je ne parviens pas à garder plus longtemps

« Alors pourquoi tu l'as fais ? » Oui, j'ai besoin de comprendre. J'ai besoin de réponses. Je m'étais sentie si ridicule ce jour là...rien dans cette journée ne me paraissait cohérent ou normal et il fallait qu'il m'explique; qu'il m'explique pourquoi avoir mit tant d'effort pour gagner ma confiance, me mettre à l'aise, m'approcher de cette façon, avant de me mettre à l'écart si brutalement. C'était vraiment à n'y rien comprendre pour moi.
Mais étrangement, malgré mon air guindé et un peu froid, je suis encore là, debout devant lui, m'habituant de nouveau à la proximité et à sa présence, ouvrant alors de nouveau d'une certaine façon, une minuscule petite brèche...muraille hein ? Mais oui, bien sûr !


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MessageSujet: Re: I think it's too hard for me | Matt & Ana   Mer 20 Sep - 23:20



Matthew & Analeigh

« I think it's too hard for me »
J'allais avoir du mal, énormément de mal à regagner sa confiance. Tout ce que j'avais réussi à construire jusque-là, je l'avais brisé d'un seul coup, bêtement. J'avais obtenu des sourires, des confidences de sa part et puis j'avais peut-être fait la plus grosse erreur de ma vie. Hold on to the people you love. Les paroles de ma mère, un soir dans le canapé, au coin du feu. J'avais non seulement trahi Analeigh, mais aussi la personne qui m'avait mis au monde. Je me sentais terriblement mal. Mais comment expliquer tout ça à Analeigh Hodgkins ?

Je fis un pas vers elle, et elle recula. Je m'arrêtai donc, sans trop savoir où me mettre, comment me mettre. Les mains dans les poches ? Trop décontracté. Les bras croisés ? Trop menaçant. Je laissai donc simplement pendre mes bras le long de mon corps, à défaut d'avoir d'autres idées. Puis vinrent mes excuses, qui paraissaient tellement futiles par rapport à ce qu'il s'était passé. Non, des paroles ne suffiraient pas, mais je ne perdais rien à essayer et puis c'était la moindre des choses. Elle m'écoutait. C'était déjà ça. Elle aurait très bien pu s'enfuir, ça aurait été tellement compréhensible. Ou me gueuler dessus, rien de plus naturel. Mais elle m'écoutait.

"Alors, pourquoi tu l'as fait ?" Je levai mon regard bleu vers elle, surpris par cette question pourtant si évidente. Je m'étais posé la question tant de fois dans ma tête, et pourtant je n'avais jamais réussi à trouver la réponse parfaite. Je savais qu'elle me la poserait, je ne m'attendais seulement pas à ce qu'elle le fasse si vite. Je pris le temps de réfléchir quelques secondes, passant en revue toutes les réponses auxquelles j'avais songé, en vain.

"Parce que..." commençai-je finalement, passant une main sur mon visage, puis soupirai. "Parce que j'avais peur pour toi. Ca paraît stupide dit comme ça et ça l'est probablement, mais..." je baissai le ton de ma voix en me rappelant la présence de son fiancé dans la salle, puis continuai : "J'ai vu ce qu'il est capable de faire, je l'ai encore vu ce soir, et je ne voulais pas être à l'origine de tout ça. C'était hors de question." Sans y réfléchir, je fis tout de même un pas vers elle, gardant pourtant une certaine distance au cas où son fiancé débarquerait. "C'est dur d'expliquer quelque chose dont on n'est pas fier, parce que je ne referais pas la même erreur maintenant... Mais je t'en supplie, essaye de comprendre." Ma voix était douce, remplie d'excuses, prête à montrer à Analeigh à quel point je m'en voulais. Je ne pouvais pas faire plus que ça pour le moment, du moins pas à ma connaissance. "Si je peux faire..."

Je m'interrompis, le regard rivé sur la porte de la salle de cinéma qui venait de s'ouvrir. Une vieille dame en sortit et je me détendis, reposant mon regard sur la belle Analeigh. "Si je peux faire quoi que ce soit pour me faire pardonner, je le ferai, je te le promets." Elle n'avait probablement plus confiance en mes promesses, mais j'étais prêt à faire n'importe quoi pour elle. Prêt à payer pour ce que je lui avais fait, prêt à me battre pour regagner cette confiance perdue.
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MessageSujet: Re: I think it's too hard for me | Matt & Ana   Mer 20 Sep - 23:29



Matthew & Analeigh

« I think it's too hard for me »
Ces excuses, je les avaient attendues, imaginées et d'une certaine façon espérées et ce, bien que je ne l'admettrais pas...Qui disait excuses, disait entendre des mots sortir de sa bouche et donc, disait que j'étais amenée à le revoir et ça oui, j'en mourrais d'envie. Mais une fois de plus, ça je ne l'admettrais pas. Et pourtant, malgré cette attente, je ne suis absolument pas heureuse ou satisfaite. Il me faut plus. "Ah ces femmes...jamais contente" j'entends déjà certains grommeler à tord ou à raison et pour le coup, je ne peux que leur donner raison. Non, je ne suis pas contente de l'entendre me dire qu'il est infiniment désolé pour ce qui s'est passé...Rien de tout cela n'a de sens pour moi...Ses excuses n'ont pas de sens pour moi. Je dois comprendre le pourquoi du comment, comprendre ce qui avait bien pu se passer dans sa tête pour me traiter de cette façon. Je n'avais rien demander et il n'était en rien obligé de s'intéresser à moi de cette façon, au point que j'en arrive à sérieusement envisager de baisser ma garde. Il l'avait fait pourtant...pas de sens, vraiment pas le moindre. Je dois comprendre. C'est très certainement ce qui me pousse à le questionner comme ça, sans même prendre la peine de prendre des gants...je n'ai pas le temps pour cela.

"Parce que..." Parce que quoi ? Parce qu'il avait changé d'avis ? Parce que je l'ennuyais profondément avec mes histoires et qu'il avait autre chose à faire que de perdre d'avantage de temps ? Parce que je le dérangeais ? Le mettais mal à l'aise ? Parce que mon regard posé sur lui le temps d'un instant l'avait mis affreusement mal à l'aise, au point de ne plus supporter ma présence chez lui ?...Voilà toutes les théories qui avaient si longtemps trottées dans ma petite tête et qui revenaient en force alors qu'il passe sa main sur son visage. Parce que j'avais peur pour toi. [...] Peur pour moi ? Je ne comprend pas. Perplexe, mes sourcils se froncent un brin, tandis que je l'écoute encore, espérant que tout cela s'éclaircisse un peu plus.


J'ai vu ce qu'il est capable de faire, je l'ai encore vu ce soir, et je ne voulais pas être à l'origine de tout ça. Je resserre un peu plus mes doigts autour de mon col par réflexe, comme s'il abordait encore une chose personnelle, très personnelle, pour laquelle il n'avait plus de droit d'accès, d'avis ou de commentaire. C'était mon problème à présent, à moi et à moi seule.
Ma perplexité laisse place à un sentiment que je ne connais pas encore et que je ne saurais nommer exactement, un mélange d'incompréhension, de colère et de révolte face à une injustice. Il ne voulait pas à l'origine de tout ça ? Il aurait pour ça, fallut qu'il ne cherche pas à s'en mêler dès les début. Il était bien trop tard pour penser à une telle chose, alors que j'étais installée sur son canapé à quelques centimètres de lui...sa simple existence en tant que soignant au courant de ce qui pouvait potentiellement se passer sous mon toit était un danger...
Une telle réaction était d'une lâcheté folle "je veux bien t'aider, mais attention, je ne veux pas qu'on m'épingle quoi que ce soit sur le dos"...il m'avait donc proposé son aide, comme ça, sans réfléchir, et puis en réalisant qu'en effet, c'était potentiellement dangereux, il avait fait le choix de me mettre à l'écart, me laissant aux mains de mon bourreau...il ne faudrait pas qu'il s'attire des problèmes par ma faute pas vrai.

Il s'approche de nouveau un peu plus, mais cette fois, je ne bouge pas, trop occupée à tenter de faire le tri dans mes pensées. Que devais-je ressentir au juste face à cette déclaration. Je devais lui être reconnaissante de s'être effacé avant de m'avoir attiré des ennuis ? J'avais passé des heures chez lui, heures qu'il m'a fallut expliquées à Dustin après, ce qui m'avait fallut une suspicion sans faille et une crise le soir même...il n'y avait donc pas eut le moindre intérêt à toutes ces "précautions"...

[...]Mais je t'en supplie, essaye de comprendre. Comprendre ? J'avais un peu de mal et c'était peu de le dire. Il semble sincère, je le vois, j'en suis pleinement consciente, mais il est aussi le premier à qui j'ai accordé ma confiance suffisamment pour lui laisser entrevoir un bout du calvaire que je vivais, confiance qu'il avait froissé et jeté à la poubelle. Même mon frère n'était pas au courant de tout cela...Mon frère a qui je disais tout était maintenu à l'écart de cette lugubre histoire, quand Matthew lui, a eut une porte largement ouverte, porte qu'il m'a claquée au nez. Devais-je comprendre ? Le pouvais-je ? En avais-je envie ? Tiraillée entre ces pôles opposés, je me fige en entendant la porte du cinéma s'ouvrir...Dustin aurait tout à fait pu en sortir afin de vérifier ce qui me prenait autant de temps. Je n'osais pas imaginer ce qui me serait arrivé s'il me trouvait là, en présence d'un homme. Je reste plantée là, telle une statue. Mon sang se glace et je retiens mon souffle, prête à mentir encore, à le rassurer; à lui promettre que je l'aime et qu'il n'a aucun soucis à se faire, et même à faire le dos rond quand il ne croira pas à mes mots. Qu'elle ne fut pas mon soulagement en voyant une simple femme sortir de la salle. Je laisse échapper un soupire discret, tandis que je retiens mes larmes, profondément terrorisée à l'idée de ce qui aurait pu se passer si Dustin avait été à la place de cette femme.

Tremblante, je l'écoute me dire ce qu'il est prêt à faire pour se faire pardonner. J'ignore si l'énorme frayeur que je viens d'avoir est à blâmer pour cela, mais je suis tout à coup beaucoup plus encline à le croire. J'ai peur, très peur, comme toujours et lui, il semble sincère. Cependant, on ne me reprendra pas à m'ouvrir de la même façon sans certitudes. Je déglutis donc avec peine, avant de reprendre la parole, encore un peu sonnée
« Tu ne voulais pas qu'il m'arrive quelque chose ou tu ne voulais pas qu'il m'arrive quelque chose à cause de toi ?... Y avait-il une différence entre ces deux choses ? Oui, une différence fondamentale à mes yeux : s'il avait juste peur pour moi, c'était désintéressé, tandis que s'il avait peur que quelque chose m'arrive à cause de lui, c'était égoïste. Il ne voulait pas être mêlé à tout cela, ce qui expliquait sans doute pourquoi il m'avait mise à la porte en réalisant l'ampleur des dégâts...j'étais endommagée, ma vie était endommagée...il n'y aurait rien de bien surprenant s'il ne voulait pas y être mêler...
encore un peu sonnée
« Tu sais que le simple fait de m'adresser la parole peut m'attirer des ennuis n'est-ce pas ?...tu n'imagine pas ce qui aurait pu m'arriver si Dustin avait passé la porte à la place de cette femme...  Je tressaille légèrement, alors qu'une lugubre image de moi allongée au sol le visage en sang me revient en mémoire. Malgré tout, je reprends, contenant le mieux possible mes angoisses encore un peu sonnée
« Ce que je veux dire par là c'est que...le seul moyen de ne pas être à l'origine de quoi que ce soit, serait de ne pas m'approcher du tout...alors oui, si c'est ton but, tu as eut tout à fait raison de me mettre à la porte, mais que ce soit toi ou un autre, le problème sera le même...il est malade, affreusement jaloux et la moindre personne qui sera autour de moi posera un problème... Mon frère, mes parents, mes camarades de classe homme ou femme...personne n'avait vraiment le droit d'être en ma présence sans la sienne. Alors que je parle, je réalise l'absurdité de ma situation : oui je suis prisonnière, captive de cette relation et je crois bien que la seule chose qu'y m'en ferait sortir, serait la mort d'un de nous deux...très réjouissant tout ça. Au fil de mon discours, les larmes finissent par déborder, roulant silencieusement sur mes joues, tandis que cette lugubre pensée se fraie de nouveau un chemin de choix dans mon esprit "personne ne peut t'aider" encore un peu sonnée
« Tu n'as absolument rien à te faire pardonner...tu as eu plus que raison de m'écarter de ta vie...je suis cassée, totalement cassée et personne ne peut rien contre ça... Qu'étais-je au juste, pour qu'il perde son temps et s'attire des problèmes pour moi ? Pouvais-je vraiment accepter qu'il vive avec l'éventuelle culpabilité qu'il m'arrive quelque chose à cause de lui, a cause d'une simple conversation (ou plus encore) ? Qui étais-je au juste pour estimer valoir ça ? Au final, me mettre à la porte avait été de loin sa meilleure décision : il ne voulait certainement pas accrocher un tel boulet à sa vie.
La faible lueur d'espoir qui s'était éclairée à son contact s'était immédiatement éteinte à la seconde même où je m'étais retrouvée de l'autre côté de la porte et semblait à présent loin, très loin de moi...
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MessageSujet: Re: I think it's too hard for me | Matt & Ana   Jeu 21 Sep - 8:53



Matthew & Analeigh

« I think it's too hard for me »
La peur dans les yeux d’Analeigh en entendant la porte s’ouvrir derrière elle me déchira le cœur. Elle était si jeune, et pourtant déjà entièrement brisée par un homme qui ne pensait qu’à lui-même. Impossible d’appeler ça de l’égoïsme, dans ce cas-ci il s’agissait de quelque chose de tellement plus grave, quelque chose d’incompréhensible aux yeux des gens normaux. Il avait un sacré problème, son fiancé. Je voulais protéger Analeigh de ce problème, mais j’avais totalement merdé. Tellement, tellement merdé.

Je n’avais qu’une envie, c’était de m’expliquer. Je ne savais pas où je voulais en venir, ni comment lui faire comprendre que j’étais réellement désolé, mais il fallait au moins que j’essaye. Puis Analeigh reprit la parole. Quelque part, c’était rassurant. Elle prenait le temps d’en parler et ça me donnerait une chance de m’en sortir, elle aurait tout aussi bien pu tourner les talons pour ne plus jamais revenir vers moi. Elle me posa une question qui était probablement une question piège, et ça me rendit nerveux. J’avais du mal avec ça.

« Je ne voulais pas qu’il t’arrive quelque chose » je lui répondis doucement, priant pour qu’elle le comprenne comme je le comprenais, moi. Je ne captais pas réellement la différence entre les deux options qu’elle m’avait présentées, mais je savais où elle voulait en venir. « Ca n’a rien à voir avec moi » précisai-je encore, pour être sûr. « Je m’en fous de m’attirer des ennuis, je m’en fous même de me retrouver à l’hôpital à cause d’un fiancé enragé… J’ai pas peur pour moi ou pour ma réputation, j’ai peur pour toi. »

Je n’étais pas forcément doué avec les mots, je galérais à exprimer mes pensées, mais tant qu’elle comprenait je m’en fichais bien de sortir dix phrases avant de réussir à me faire comprendre. Mes paroles débordaient de sincérité, j’espérais juste qu’Analeigh le remarquerait.

Elle se mit à parler. Beaucoup, cette fois. « Le seul moyen de ne pas être à l'origine de quoi que ce soit, serait de ne pas m'approcher du tout ». Je baissai le regard. Mes précautions n’avaient visiblement servi à rien, mon erreur en était bel et bien une. Je n’osais même pas imaginer ce qu’elle avait traversé le soir où je l’avais mise à la porte. Elle avait été longuement absente, il y avait de quoi s’inquiéter pour son malade de fiancé. Je me sentais misérable. Je levai à nouveau mon regard bleu vers elle, remarquant les larmes qui coulaient sur ses joues. En temps normal je me serais approché d’elle pour la consoler, mais maintenant qu’elle n’avait plus confiance en moi, je n’osais pas. Ca avait toujours été mon rôle de réconforter les gens. Que ce soit Billie ou mes patients, c’était devenu naturel. Et pourtant, je ne savais plus quoi faire face à Analeigh. J’aurais aimé l’emmener loin de là, loin de ce type dangereux, et l’entourer de choses qu’elle aimait. Mais ce n’était pas possible, pas pour le moment, pas dans une situation pareille. « Tu as eu plus que raison de m'écarter de ta vie… » Je secouai vivement la tête, les larmes me montant aux yeux sans vraiment pouvoir m’en empêcher. Ses paroles me déchiraient le cœur et me faisaient réaliser encore et encore à quel point j’avais eu tort.

« Non, j’ai pas eu raison de t’écarter de ma vie ! » lui lançai-je en faisant un pas vers elle, spontanément. « J’aurais jamais dû te mettre à la porte, Analeigh. Je savais pas quoi faire, encore maintenant je suis totalement perdu, tout ce que je sais c’est que je veux t’aider à te sortir de là. Et même si je dois sacrifier certaines choses pour ça, je le ferai sans hésiter une seule seconde. » Je me repris, ravalant des larmes qui n’avaient pas le droit de couler. Ce n’était pas à moi d’être dévasté, elle par contre elle avait toutes les raisons de l’être. Et puis les hommes ça ne pleure pas, je n’avais jamais pleuré devant qui que ce soit à part Billie. J’agrippai le paquet de mouchoirs dans ma poche arrière et en sortis un, que je tendis vers Analeigh. Une tentative de réconfort sans pour autant lui faire peur en m’approchant de trop près, ou en tout cas j’espérais qu’elle le comprenne dans ce sens-là. « Tout va s’arranger, tu peux compter sur moi. Je ne t’abandonnerai plus, c’est promis. »
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MessageSujet: Re: I think it's too hard for me | Matt & Ana   Jeu 21 Sep - 13:33



Matthew & Analeigh

« I think it's too hard for me »
Tout cela était insensé. Parfaitement insensé. J'étais là, dans ce hall de cinéma à discuter avec un infirmier qui connaissait ma situation, pendant que mon fiancé se trouvait dans la salle d'à côté, s'impatientant sans doute de voir que je mettais tant de temps pour faire ce que j'avais à faire et le pire là-dedans, était que je n'avais même pas envie de mettre fin à cet échange.
J'étais remontée, sacrément remontée. Il m'avait fait mal, très mal par ce simple geste. Mais je sentais une sincérité encore inédite dans ses paroles, sincérité à laquelle je ne pouvais pas rester indifférente. Il avait peur pour moi, c'était évident, et à raison. Il semblait se ficher des conséquences de son intérêt pour moi...pas moi. Lui ne craindrait sans doute pas grand chose si Dustin nous surprenait...il n'était pas assez courageux pour s'attaquer à un homme (du moins je l'espérais). Moi par contre, je risquais de prendre pour nous deux. Et pourtant, j'étais encore plantée là devant lui, l'air renfrogné, jouant avec le feu. J'aurais pu lui dire de se taire et de s'en aller, pour me précipiter dans cette salle comme j'étais sensée le faire, j'aurais pu lui dire d'oublier toute cette histoire et qu'il ne me verrait plus jamais...si je me comportait comme il le fallait, ça serait sans doute vrai de toute façon. J'aurais pu le remercier de son intérêt, avant de prendre congé et de reprendre ma place aux côtés de mon fiancé. Et pourtant, je restait inexorablement là, devant lui, à l'écouter et à me laisser convaincre. Il s'inquiétait pour moi. Il voulait m'aider. Il n'avait que faire des conséquences...il m'avait déjà dit quelque chose comme ça et m'avait déjà prouvé le contraire. Et pourtant. Pourtant, je le crois. Bon sang, je ne devrais pas, surtout pas après qu'il m'ait mis à la porte de chez lui. Mais si, je le croyais. Je voyais son regard posé sur moi, et ce n'était pas de la pitié que j'y lisais.

Non, j’ai pas eu raison de t’écarter de ma vie ! Ah oui ? C'était pourtant la chose la plus raisonnable et la plus sensée à faire, pour lui comme pour moi. Pourquoi s'obstiner à avoir une fille comme moi dans sa vie, en sachant l'immense quantité d'ennuis que je risquais d'y amener ? Tout cela n'avait aucun sens pour moi et pourtant, j'étais convaincue de sa sincérité, que je ne comprenais toujours pas. Mes yeux bleus plongés dans les siens, je cherche des réponses inexistantes à mes nombreuses questions.
Je ne me serais pas attendue à un tel revirement de situation après qu'il m'ait déclaré ne pas faire partie de ma vie. Et pourtant, il était là, devant moi, le regard brillant. Il s'avance vers moi et je ne bouge pas, me réhabituant presque à sa présence...insensé.
Je savais pas quoi faire, encore maintenant je suis totalement perdu, tout ce que je sais c’est que je veux t’aider à te sortir de là. De nouvelles larmes s'échappent de mes yeux, tandis que je baisse légèrement la tête, embarrassée par ma réaction.
Il était perdu ? Et bien nous étions deux. Son aide, je voulais l'accepter, plus que toute autre chose. Mais que pouvait-il faire pour moi, alors qu'il était tout aussi perdu que moi dans cette histoire. Et est-ce que cette aide ne me mettrait pas encore plus en danger ? Mon petit doigt me disait que si. Et pourtant, je restais là, à portée de sa main, incapable de bouger, de m'en aller et de mettre fin à tout ça. Cette aide, j'en avais besoin, désespérément besoin, mais elle m'effrayait plus que de raison. Ou plutôt, celui qui voulait me l'apporter m'effrayait.
Je l'entend s'agiter un peu et je lève de nouveau discrètement les yeux vers lui, voyant un mouchoir s'agiter sous mon nez. Aller savoir pourquoi, ce geste me tira un petit et discret rire, amusée par cette situation, ou plutôt par son ridicule. Je devais être dans un sacré état pour qu'il me propose un mouchoir. J'étais là, debout dans ce hall, sous quelques regards intrigués par ce qui se passait par là, les yeux sans doute rougis par mes larmes et la mine boudeuse...ridicule. Je saisis malgré tout se mouchoir que je passais délicatement sur mon visage, pour en ôter l'humidité sans le marquer d'avantage, habitude prise au fil du temps pour que Dustin ne remarque pas mes larmes, avant de le garder serrer dans mon poing et de reporter mon attention sur Matthew

Tout va s’arranger, tu peux compter sur moi. Je ne t’abandonnerai plus, c’est promis. Sceptique, j'ai encore du mal à croire que tout cela allait pouvoir s'arranger comme par magie...cela faisait bien trop longtemps que les poings de mon bourreau s'abattaient sur moi pour que je parvienne à penser différemment. Par contre, j'avais un peu moins de mal à croire qu'il ne m'abandonnerai plus...mes capacités de lecture de mes pairs avait certes été un peu amenuisée par mon manque de pratique dans le domaine, mais il y avait quelque chose en moi qui me disait qu'il était sincère, cette même chose qui m'avait poussée précédemment à lui parler, à mi mots, de ce qui se passait dans ma vie.

« Si tu le dis... » Je me contente donc de répondre, en esquissant tout de même un léger sourire en coin. Je n'étais pas convaincue, mais je voulais y croire, aller savoir pourquoi, et ça, c'était déjà un bon début. Rassurée par sa présence et par ses promesses, je me détends un peu, relâchant un peu mon emprise sur le col de mon chemisier, pour mener ma main à mes cheveux, dans laquelle elle glisse comme elle le faisait si souvent, tandis que je cherche quoi rajouter à cela...rien ne vient, bien évidemment. Je n'ai pas l'habitude de ça et la présence de Dustin non loin ne m'aide pas vraiment à reprendre mes idées.

« Je devrais peut-être y aller...il va se demander où je suis passée...» Ma phrase à peine terminée, j'entends la porte de la salle s'ouvrir de nouveau, et sans me retourner, je sens que c'est Dustin qui vient de la passer. Cette fois, je ne me fige pas, laissant place à mon instinct de survit pour qu'il me sorte de ce mauvais pas. En une fraction de seconde, je fais un discret pas en arrière pour rétablir une distance décente entre Matthew et moi, j'inspire profondément en clignant plusieurs fois des paupières pour donner un air plus normal à mes yeux, et tapote discrètement le haut de mes pommettes pour y apporter un peu de couleur. Je devais être livide après tout cela, et ça, Dustin le remarquerait.

« Chéri... » Je lance, la voix soudainement enjouée, vraiment ravie de le voir débarquer « Je te présente Matthew Stone. Il est infirmier à l'hôpital. C'est lui qui s'est occupé de mes bleus après ma chute...» je déclare alors, le plus naturellement du monde, un sourire aux lèvres. J'avais remarqué que les choses avaient, en général, tendance à bien mieux passer, quand elles étaient dites comme ça, normalement, sans culpabilités. Elle était pourtant bien présente, retournant violemment mon estomac et me poussant à inspirer discrètement pour ne pas vomir de peur. Si je ne paraissais pas coupable, c'était qu'il n'avait pas de raison de s'inquiéter. Je prendrais surement quand même quelques remarques ou quelques coups pour avoir laissé un autre homme m'adresser la parole, mais beaucoup moins que s'il suspectait quelque chose d'étrange entre cet homme et moi.

Arrivé à notre niveau, Dustin posa son imposante main sur ma taille, m'attirant contre lui, tandis qu'un voile de terreur traversait furtivement mon regard. Je n'aimais pas qu'il me touche, surtout comme ça, pour montrer que je lui appartenais. Enchanté Mr Stone. il répond, poli mais froid, sans même prendre la peine de lui tendre la main pour le saluer. Merci d'avoir pris soin d'elle...elle est tellement maladroite ma petite Ana. Maladroite ? La blague. J'avais le droit de dire ce genre d’âneries, mais pas lui. Je n'étais pas maladroite. J'étais battue !
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